Les bonnes terres sont limitées. Si les terres émergées de notre planète totalisent 13,5 milliards d’hectares, les terres cultivables n’en représentent qu’une portion de 22 %, soit 3 milliards d’hectares, c’est seulement 13 fois la surface de l’Algérie. Ceci paraît maigre pour nourrir plus de 7 milliards d’êtres humains.

 Comme la démographie prévoit 2 milliards de plus à l’horizon 2050, cela nous incite à agir pour sauvegarder notre «capital terres arables» pendant qu’il en est encore temps. Les pratiques culturales contemporaines qui ne sont pas durables exposent les terres cultivées à l’érosion éolienne et hydrique : sols nus pendant une période de l’année, monoculture, déforestation etc. Mais il est une autre dégradation plus pernicieuse des sols qui est leur salinisation.

La salinisation primaire des terres est d’origine naturelle. Elle est due à une remontée des sels résultant de l’altération des roches par exemple. Et la salinisation secondaire a une cause anthropique (pratique d’une irrigation inadéquate). La salinisation des terres est un grand problème écologique à l’échelle mondiale.

Selon des estimations récentes de la FAO, sur 400 millions d’hectares salinisés dans le monde, 37 millions d’hectares le sont par l’irrigation. Mais il n’y a qu’un milliard et demi d’hectares de terres cultivées (la moitié des terres cultivables). C’est dire l’ampleur du problème. Quels sont les dommages que fait subir l’homme à la terre par une irrigation inadaptée? Comment préserver cette ressource ?

 

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