Rencontré à l’occasion de la projection de son film « l’Algérie vue du ciel » (salle Ibn Khaldoun), Yan Arthus Bertrand a répondu aux questions de Kenza Bouchenak.

E-Environnement : Considérée comme un succès diplomatique pour la France, peut-on dire que la COP21 a été également un succès pour le climat ?
Y A Bertrand : Je pense que les politiques ont vraiment fait leur travail à l’instar du gouvernement Français. Et c’est réellement la première fois qu’il en est ainsi. J’ai assisté à 6 COP (conférences des Etats). De mon point de vue c’est la première fois qu’un gouvernement s’est investi de cette façon. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, était concerné depuis longtemps par les questions climatiques. Pour sa part, Nicolas Hulot a parfaitement briefé François Hollande et l’a convaincu que c’était important. Dès le lancement de la conférence j’ai entendu Hollande dire qu’il était sans doute trop tard. Cela veut dire qu’il a pris conscience de la gravité des choses.

Donc durant la COP21 les politiques ont fait leur boulot. Maintenant qu’est-ce que je fais moi comme boulot, moi en tant qu’homme et je pense que chacun ici doit le faire : l’architecte, le journaliste, le boulanger, le taxi. Chacun doit faire son boulot. On ne peut pas demander à la cop21 de le faire. Il y a un accord diplomatique mais il ne peut pas entrer en vigueur, être appliqué si les citoyens n’en ont pas envie. Il y a eu plein de choses formidables. Mais la COP ne changera rien si nous ne nous y investissions pas tous ensemble.

Pour lire la suite abonnez